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lundi 23 février 2015

Le Tendre de Bœuf, by Charal: a goûté

P'tite promo sur la viande "luxe" emballée sous blister invisibilisant + boîte anti-vol, comme si c'était un  bijou très très très très très précieux... Le "Tendre de Bœuf" x 2 pavés de 120 gr me fait de l'œil chez Monoprix. Bœuf mode griffé Charal (on applaudit le jeu de mots...). 'Tention Charal, vaut mieux tenir tes promesses: je ne chasse pas moi-même la bête, mais je compte parmi ses prédateurs invétérés...

Le très très très très précieux emballage va-t-il dévoiler pavé de bœuf fait bijou, à la hauteur de son tarif or massif?
J'ai bien le vague souvenir de m'être dit "non plus jamais" après une première tentative (lointaine)... Mais bon, souvenir lointain + vague... Allez, je suis bonne fille, je retente...
Donc embarqué le coffret antivol avec son  paquet de viande rendu invisible par son emballage hermétique. Prévu pour paraît-il, permettre à la viande de se maturer, comme les bons vins...

Mon mauvais esprit a bien tendance à se dire que c'est plutôt pour être sûr de:
1/ m'empêcher de choisir un morceau plus plaisant pour mon œil de tigresse carnassière
2/ empêcher le dit exceptionnel morceau de meuuuh de subir les outrages du temps, en limitant la multiplication des radicaux libres sous l'effet de la lumière.
Bref. Terminons là.

Tapée d'une fringale aussi grognante que subite, je me dépêche de terminer la séance ravitaillement, pour aller libérer au plus vite le "Tendre de Bœuf" de son carcan aseptisé, histoire de me taper un Quatre heures bien saignant.
Ben oui, quand on est une vraie carnassière, la viande, on se jette dessus quand on en a envie. À n'importe quelle heure... Même pas peur.


Déshabillons le précieux "Tendre de Bœuf"... Oups... Bon, je sais bien qu'on est dans l'ère de  l'emballage à outrance... Mais là, quand même...
Les 2 simili pavés m'ont l'air bien tristement rabougris, perdus qu'ils sont au milieu d'une vaste "assiette" de plastique blanc... Impression de portion congrue pas rattrapée par l'épaisseur.
En fait, sur le packaging, vous voyez une beeeeeelllle photo de viande, tranchée épaisse, qui fait saliver toute panthère avide de chair fraîche digne de ce nom (surtout si elle a les crocs). Posée sur une jolie plaque d'ardoise, pour que le noir fasse bien ressortir la viande.
OK? Bien situé le visuel?
Bon, ben maintenant, dites-vous que la plaque d'ardoise est au format dînette: vous aurez une idée de la taille de la pièce de "Tendre de Bœuf" déballée.

Passons à la texture... Je veux piquer ma viande pour la jeter sur la fournaise, en vue de lui donner ce doré et ce chaud compatibles avec le presque cru.
Oups: tient pas la fourchette le truc. Que ne c'est que c't histoire?
Prends l'étiquette produit qui fait la réclame du "Tendre de Bœuf". Hahaha... Je comprends mieux. La merveilleuse Tendreté promise n'est que le résultat d'une manipulation experte. Pas celui d'un élevage et d'une sélection experts, du bestiau qui vient partager l'intimité de mon assiette...

Là pour le coup, c'est tendre: ça tient même pas le piqué de la fourchette...

Je comprends mieux qu'il en soit resté collé sur l'opercule, de la viande, quand j'ai déballé le truc rond et rouge.
En fait, la technique Charal "Tendre de Bœuf" consiste à empiler des tranches de viande coupées façon carpaccio (tout fin tout fin), et à taper un peu dessus (enfin, presser dit la notice) pour que ça se tienne façon pavé de bœuf...
Sur la notice, c'est marqué en conseil de cuisson, je cite:
"Astuce: pour assurer une bonne tenue du produit à la cuisson, retournez votre produit à l'aide d'une spatule. Eviter de le piquer, il sera ainsi plus juteux".

Hum... Si vous voulez apprendre comment transformer un inconvénient en avantage, je vous conseille un stage à l'école de marketing Charal... Notons au passage qu'ils n'osent même plus écrire "viande", mais seulement "produit".
On reparlera du jus en question...

Bon c'est cuit (pour le coup, ça va vite et bien), j'ai faim: assiette, fourchette, couteau... Attaaaaaaaque... Oulà.... Tendreté... Que dis-je... Évanescence de viande... Tellement tendre, qu'on en conclut que les bouchers Charal ont oublié un  détail... Petit détail... Du genre: les carnassiers, ça aime la viande. Et qui dit viande, dit sensation de manger de la viande.
Même fondante comme un excellent morceau de Chalosse tout tendre, une viande, ça vous laisse au contact de votre Moi un brin lion de la savane.
Avec de la matière à se mettre sous la canine quoi... De la fibre, du muscle à croquer, mastiquer, tailler, réduire en charpie.
Pas de la viande à fondre sous la langue façon Ostie de la messe du dimanche...
Bon soit... Viande bovine française 'y a marqué...

Là, le compilé de feuilles de viande extra-fine (l'épaisseur, pas la qualité gustative), me laisse songeuse... Caoutchouteux? Élastique? Fuyant? Difficile de trouver le qualificatif. Sans doute faudra-t-il l'inventer, car la sensation de manger du Tendre de Bœuf de Charal, ça m'a fait un  peut tout ça en même temps.
Quant au jus: même pas là pour rattraper le goût... heuuu le coup.
Clair, sans saveur: oui c'est bien de la viande bovine.
Après Tendreté, on me cause "Jutosité"... Snif, depuis quand de l'eau de viande est-elle du jus?
C'est à croire que, avant de finir dans ma poële,  la bestiole reconformée a brouté des bouteilles d'eau minérale, et pas de l'herbe...

Quant au goût du feuilleté de viande bovine... Mais alors là, j'ai réellement du mal établir le lien entre le truc qui est dans mon assiette, et le mot "Bœuf". Celui auquel j'associe ces saveurs, cette matière et ce jus qui contentent ma gourmandise de lionne citadine.

Notons que la seule fois où le mot "bœuf" est écrit, sur tout le packaging, c'est sur le nom du "produit": "Tendre de Bœuf". Ah non, mea culpa: c'est marqué 100% viande bœuf dans les ingrédients, au dos du paquet. Bon, désolée les gars, mais j'ai de sérieux doutes...
Votre carpaccio empilé ne serait-il pas une tentative (très maligne j'avoue), de rendre tendre et fondant de vieilles vaches fatiguées de produire trop de lait?

Pour moi, que des doutes sur la qualité Charal: du moins n'accorde-t-on pas le même sens au mot qualité. Dans le dictionnaire de la "Grrrr" que je suis, mis à côté de bœuf, ça veut dire saveur, goût, texture, jus goûteux... Et bien... Enfin  voyez quoi? C'est pas à des bouchers que je vais l'apprendre...
Ma conclusion, "Tendre de Bœuf"de Charal: a goûté, mais ne  vote pas pour.

Au fait, je me souviens d'un tour de main de cuisine... Pour trancher très fin une viande - très difficile avec les outils de cuisine habituels - certains la "durcissent" un peu au congélateur. Sauf qu'ils la mangent tout de suite après, et ne laissent pas maturer.

Bon... J'ai faim moi. C'est quand qu'on  passe à table?

vendredi 13 février 2015

Discount, le film: critique

Vu cette semaine: le film "Discount", réalisé par Louis-Julien Petit, sortie le 21 janvier 2015.Dans les rôles principaux: Olivier Barthelemy, Corinne Masiero, Pascal Demolon, Sarah Suco, M'Barek Belkouk, Zabou Breitman. Mon avis? Verdict: pas mal, mais bof....

4 étoiles sur Telerama et quelques autres "ténors" de la presse? Mmmh: décidément, on n'a pas le même sens de la critique. Ou alors ils ont noté les sujets (de société), en faisant abstraction du reste...

Sujets de société certes touchant et d'actualité: entre le fossé riches/pauvres creusé par l'inhumanité des "grosses" entreprises, l'idée insoutenable que de la nourriture puisse être 1/ jetée - 2/ détruite pour que personne ne puisse la récupérer, je dois dire que j'étais outrée, oui.

Ceci dit le film reste très moyen. Très bien joué en revanche. Heureusement: c'est ce qui soutient un scénario assez vide, qui ne va pas -du tout- au bout des choses.

La mise en scène a un relent de "Marius & Jeannette", de Robert Guediguian. Mais avec beaucoup moins de rythme. Les scènes drôles et touchantes ne sont pas si nombreuses. Les personnages ne sont pas du tout creusés. Quelques questions de société posées, mais qui restent très effleurées.

Par ailleurs, l'apologie du "on vole" pour rétablir "la balance"... moyen.
Si j'adhère totalement à "on prend ce qui est jeté", au début, les robins des bois ne se contentent pas de ça. Et là, pas d'accord. Sans oublier qu'ils ne volent pas pour donner aux pauvres, mais pour se faire des sous...
La notion d'épicerie solidaire est de fait largement écorchée, voire dégradée: je ne pense pas que c'était l'objectif.

Fin en queue de poisson.
On peut admettre que le scénario ne souhaite pas "aboutir" à une conclusion et nous laisse nous faire nos propres idées de ce qui doit arriver à la fine équipe d'employés, licenciés pour permettre aux administrateurs de la chaîne de supermarché de s'engraisser encore un peu plus sur le dos du système (et des gens).
Par contre, on ne comprend pas du tout la motivation de leur coup d'éclat final, et en quoi il peut réconforter l'une des protagonistes...

Bref, je suis restée sur ma fin: pour le rythme, pour les émotions, pour la sortie de film, pour la densité des personnages comme du scénario...
On ne va pas le ranger dans la catégorie "mauvais film", car il y a quand même un petit quelque chose. Mais dans celle des "je peux attendre qu'il sorte sur le petit écran".

mercredi 28 janvier 2015

0972675365 : Arnaque?

Autre genre d'arnaque qui fait des petits. Des numéros inconnus vous appellent: personne ne répond si on décroche, ou alors on vous parle... et pendant ce temps le compteur "débit" tourne chez votre opérateur... Que faire?
Basique et assez simple. Créez un contact avec le numéro appelant. Mettez-le dans un groupe "enfoirés" ou "arnaqueur".  Juste pour le plaisir...
Le contact une fois créé (qu'on appelle enfoiré1, enfoiré 2 etc... ça aussi ça soulage), mettez-le en liste de rejet.
C'est tout.
Vous n'éviterez pas un premier appel, mais les suivants oui.

À la question: "mais comment font-ils pour avoir mon numéro?"
Assez basique là aussi. Soit ils épluchent les petites annonces.
Soit ils se donnent encore moins de peine. Car il suffit de faire des combinaisons de numéros, pour tomber assez souvent sur une ligne active, tout à fait au hasard.



lundi 10 novembre 2014

Dumping made in Google

C'était prévisible... Et nous y sommes. Après avoir consciencieusement rempli nous-mêmes, et gratuitement, les "fichiers clients" de Google, tout en formatant nos sites exactement comme le moteur en avait besoin pour imposer ses règles au marché, voilà que la carotte "référencement naturel" et positionnement SEO fini de se dessécher. Bientôt, vous devrez payer, pour savoir si vous avez besoin de payer...

Je m'explique: jusqu'à il y a encore peu de temps, on pouvait distinguer nettement les résultats naturels des résultats payants. C'est de moins en moins vrai, et beaucoup d'internautes ne s'en sont même pas rendu compte...

Google bouge et nous étourdit

Le payant était placé sur fond rose pour les listes horizontales, en colonne à droite sur fond blanc. Peu à peu, le fond rose est devenu rose clair, puis rose très très clair, puis rose tellement clair qu'il est blanc. Donc, en dehors de "savoir", parce que c'est votre métier, ou que vous êtes un internaute aguerri, que les résultats naturels sont:
  • peu nombreux
  • placés après les suggestions d'images
  • et pour finir sous la ligne de flottaison (le bas de votre écran),
...presque plus rien ne permet à l'internaute de savoir s'il clique sur un résultat de recherche issu du payant ou du gratuit, sur Google.
De temps en temps un picto "annonce", petit, texte blanc sur fond orange (contraste peu lisible).

Le positionnement dans l'index Google

Traduction concrète: avez-vous remarqué que les "gros sites", ceux des grosses enseignes, phagocytent systématiquement les premières positions?
Avez-vous remarqué que pour tomber sur le vrai site d'une vraie maison d'hôte près de Avignon, ou dans Marseille, il vous faut défiler la page de résultats? Sur un écran inférieur à 15 pouces, ça veut dire loin en bas! Et parfois loin dans les pages pour avoir davantage de choix naturels...

Mot-clé concurrentiel, résultats peu naturels

Ceci pour une recherche "simple" sur "maison d'hôte avignon", relativement peu concurrentielle.
Sur une recherche beaucoup plus concurrentielle (donc avec plus d'achats de mots clés,  et des enchères plus hautes), il n'y a plus qu'un seul lien de vraie maison d'hôte en 1ère page.

Les autres positions ont été prises par: hotelhotel, pour-les-vacances, provenceweb, provenceguide, chambrealouer, avignon-et-provence, tripadvisor... sans compter tous les liens payants: booking, kayak, avignon.tripadvisor (ça s'appelle un sous-domaine, et c'est aussi tripadvisor),  etc... Parmi elles, de temps en temps, de vraies maisons d'hôtes ont les moyens de se payer des annonces sur Google.

Dans tout ce foutoir, on trouve des annonces correspondant à chambres, appartements à louer, et même chambres d'hôtels... Bien si on n'a pas d'idées arrêtées. Mais si c'est le cas, bon courage pour trouver plus de 10 maisons d'hôtes à comparer en quelques minutes...
Côté résultats de recherche, on s'éloigne de plus en plus des critères entrés par l'internaute, et on le noie dans une masse de résultats dont la pertinence est très (trop) relative...

Trafic de trafic: coupable!

Google vous propose d'abord Booking, Tripadvisor, un gros bloc des adresses Google Map de ces établissements (service en passe de devenir payant), le site de l'office de tourisme du coin (payant pour bien des communes), à nouveau Tripadvisor, Provenceguide... Le tout premier vrai site de vraie maison d'hôte apparait en 9ème position... Sous la ligne de flottaison. C'est-à-dire invisible si vous ne faites pas défiler le navigateur, pour une majorité d'écrans. D'autant plus que les tablettes et petits portables ce sont développés. Que dire des smartphones...

Attention: la perversion des résultats par le jeu des mots-clés concurrentiels ne vaut pas que pour Google. Les moteurs alternatifs comme duckduck sont frappés du même virus. Ceci dit, il faut bien qu'ils vivent: c'est donc compréhensible.
Pourquoi alors utiliser les moteurs alternatifs à Google: déjà pour faire jouer la concurrence des dites enchères. Plus il y a d'acteurs économiques sur le marché du référencement payant, moins Google peut imposer ses tarifs.

Ensuite, sur les moteurs alternatifs, les requêtes peu concurrentielles restent moins polluées par les sites qui déboursent beaucoup... Il faut savoir que Google appuie son algorithme sur la fréquentation d'un site. Plus un site paie d'annonces, plus il a de visites. Donc, plus il remonte. C'est mathématique, et pas besoin de sortir d'une grande école pour le comprendre.
En plus je l'ai testé... Avec mes sites perso, et sur le site de mon ancien employeur: dégringolade systématique à chaque fois que le robinet "annonces payantes" était fermé, et remontée tout aussi spectaculaire chaque fois qu'il était rouvert. Sans rien changer au référencement naturel alors en place.

Alternatives à Google

Contrebalancer ce qui se met en place, insidieusement, est devenu une nécessité de consomm'acteur, et d'entreprise  comme de particulier souhaitant préserver autant que possible sa liberté de choisir.. Comment?
Deux solutions pour l'internaute:
  • faire défiler les pages de résultats de recherche
  • utiliser des moteurs de recherche alternatifs, sur lesquels la proportion de résultats vraiment naturels reste importante
Pour les éditeurs de site:
  • donner du grain à moudre aux moteurs alternatifs, en inscrivant vos sites chez eux,
  • les plébisciter (faites un lien  vers eux sur vos sites par exemple),
  • bien travailler votre référencement naturel: derrière les règles de Google, il y a celles du W3C, respectées de tous. 

Pourquoi ben travailler votre référencement naturel?

Le jour où le monopole Google sera trop écrasant pour votre budget (vécu par mon ancienne entreprise, qui a fini par mettre la clé sous la porte l'an dernier), vous continuerez d'exister et d'être bien placé:
  • sur la longue traîne de Google 
  • sur d'autres supports de diffusion: moteurs alternatifs, forums, annuaires... et même les résultats Facebook via le moteur Google (malinx ;-) )
Attention: votre modèle économique ne doit pas dépendre de votre positionnement. Votre positionnement doit y contribuer, et seulement ça.
Il reste un excellent moyen d'élargir votre clientèle, plus loin que le réseau de proximité géographique (et physique).
Donc diversifiez vos moyens de notoriété: emailings, flyers, présence physique lors d'évènements sympathiques etc. Les possibilités sont vastes pour ne pas vous mettre sous coupe réglée de moteurs ou de réseaux sociaux en passe de devenir le cadenas de votre rentabilité, si vous les laissez faire.

Moteurs de recherche autres que Google

Retrouvez en bas de page les captures écrans  de résultats de recherche pratiques sur Google et d'autres moteurs de recherche alternatifs

Google: dumping sur le web

Constat intéressant: Google a si bien verrouillé les pratiques des utilisateurs du net et des éditeurs de site, que certains pensent et agissent comme si Google était propriétaire et créateur d'internet.

Témoin cette réflexion d'un professionnel du webmarketing, situé à Lausanne, dont je tairais le nom (faudrait pas que je lui fasse de la pub et de la notoriété en prime).
Monsieur le professionnel du web qui ne voit pas plus loin que le bout de sa souris, m'a critiquée pour mes critiques: j'utilise les réseaux sociaux (Google+ en l'occurrence), pour dénoncer les pratiques abusives du moteur, et d'autres sociétés. Dont FaceBook. Honte à moi!

Notez que certains décideurs de ces arrogantes entreprises crient haut et fort que bientôt internet n'existera plus, et que les sites n'existeront plus. "Parce que le marché et les pratiques des utilisateurs évoluent en ce sens".

Attention au monopole qui se construit

Rectification des affirmations de ces goulus entrepreneurs: "parce que" les utilisateurs s'engouffrent dans le tunnel de plus en plus étroit montés autour de nos flancs. Un travail débuté il y a environ 10 ans. Eh oui, l'objectif à long terme, c'est la meilleure façon de rendre le consommateur inconscient du piège qui se referme autour de lui. Et de le transformer en "habitude de consommation" pour qu'il ne rue pas dans les brancards.

L'image de ces troupeaux de vaches qui avancent dans un couloir de plus étroit, jusqu'à ne plus pouvoir passer que 1 par 1, pour se faire marquer au fer rouge et bien brûlant, ça vous parle?

Ben oui Monsieur, ce n'est pas parce qu'une entreprise me propose un service, qu'elle a le droit d'en faire son monopole absolu, et d'empêcher toute concurrence.
Et si nous n'y prenons pas garde, ce qui est en danger, ce sont nos métiers de référenceurs et rédacteurs, les perspectives de développement des entreprises grâce au net, et le libre choix de l'internaute, qui devra bientôt passer un diplôme pour parvenir à trouver de vrais résultats naturels.

Google est-il mauvais?

Non. Google est bien sûr un très bon outil. Mais pour interpréter les règles qu'il impose au marché  de l'internet. Or, internet est une technologie universelle à la base. Attention qu'elle ne devienne pas la technologie de Google. Il y a nécessité absolue d'empêcher ceci, en utilisant d'autres outils. Et c'est maintenant. Car c'est c'est en ce moment que l'issue de cette guerre silencieuse et invisible se joue.
Une guerre dont nos dirigeants politiques n'ont malheureusement pas compris les enjeux.

Et mes outils d'analyse de perfomance de site?

Il n'y a pas que Google. Et si vous croyez que ses outils sont gratuits (webmaster tools, google analytics), cessez de rêver. 
Là aussi, Google change l'accès à ses services de manière tout à fait insidieuse. Outre le fait de les avoir transformés en usine à gaz (ceci dit efficaces quand on parvient à les maîtriser), Google a déjà commencer à verrouiller l'analyse des données issues du trafic naturel.
Cf le "not provided" tout à fait discret (et surtout pas expliqué) placé en tête de liste des critères que vous examinez. "not provided" veut dire "non fourni". Entre autres...

Fort heureusement, il existe de multiples moyens d'analyser la performance de son site: des outils payants, des options payantes (souvent peu chères) ou gratuites si vous avez choisi un hébergeur sérieux, et enfin des outils gratuits.
Ces derniers nécessiteront un peu de méthode et de savoir-faire métier pour en tirer bon parti. Mais c'est déjà le lot des outils de Google, qui nécessitent une vraie expertise métier... et du temps, beaucoup de temps.

S'informer sur la prise d'otage du web par Google


Quelques professionnels du web, plus vigilants que la majorité, se sont attachés à comprendre cette nouvelle mécanique bien huilée du référencement à la Google.
Certains proposent aussi des méthodes pour encore rester un peu libres de nos mouvements, comme rankingmetrics.
Les voix qui dénoncent Google et autres preneurs d'otages du web (FB ...) sont de plus en nombreuses. Ouvrez les écoutilles, et partagez.

Pour aller plus loin dans le décorticage du dumping à la Google sur le marché de l'internet, quelques articles fort intéressants:
  • http://fr.ugal.com/blog/referencement-naturel-devient-payant

Captures écrans de résultats de recherche

Et d'abord, pour mettre en application un moyen de "dérouter" la main mise de Google, démonstration par l'exemple: les captures écran sont hébergées ailleurs, sur le site de ma copine de 3clics-land...
Vous vous pourrez y accéder par ici.

jeudi 23 octobre 2014

électro-ménager classe A: très chères économies

Projet d'achat de congélateur... Bien évidemment, je compare avant d'acheter. Bien sûr, les classes passent en priorité. Pour l'environnement, mais aussi pour ma facture. Le SmartFrost de Liebherr me fait de l'oeil, en promettant une belle économie sur ma facture d'électricité... C'est pas le seul. Bien sûr on serait tenté de foncer, même en achetant un appareil beaucoup plus cher. Sauf qu'à y regarder de plus près...
Notez que ce qui suit vaut pour toutes les marques d'électro-ménager, pas seulement Liebherr. En faisant un comparatif entre 4 modèles de congélateurs armoire classe A, je constate des écarts de prix importants:

  • 199€00 (85 Litres) ,  Curtiss -> consommation annuelle: 22 euros
  • 429€00 (104 Litres), Liebherr -> consommation annuelle: 19 euros
  • 159€00 (65 Litres), Listo -> consommation annuelle: 20 euros
  • 329€00 (82 Litres), Candy -> consommation annuelle: 23 euros

L'économie d'énergie coûte trop cher

Je me penche sur l'économie d'énergie. Va-t-elle véritablement soulager ma facture? Ben non, pas du tout. Tout simplement parce que pour amortir la différence de coût, il va fa me falloir 76 ans, dans l'exemple qui suit, calculé sur Liebherr/ Curtiss.

Le congélateur Liebherr me coûte 230 € de plus à l'achat. Il me fait économiser 3 euros d'électricité par an. Il me faut 230 €/ 3 = 76 ans et des brouettes pour amortir l'achat. Je serais morte bien avant, et mon congélateur mourra encore bien plus jeune que moi.
Conclusion, l'économie sur la facture d'électricité n'est absolument pas un critère à prendre en compte dans nos achats en électro-ménager...

Coût des pollutions grises

Pour ceux qui me répondraient, oui mais c'est bien pour l'environnement: je vous répondrais tenez compte des pollutions grises. Un congélateur élaboré va obligatoirement être plus complexe en fabrication: il aura forcément au moins autant d'incidence sur l'environnement. Pas sur sa consommation d'électricité dans votre cuisine. Mais sur les processus de fabrication qu'il exige...

Autres critères de comparaison d'un congélateur

On ne vas pas noircir totalement le tableau. Il reste d'autres critères à prendre en compte pour le choix d'un congélateur:
  • son autonomie en cas de panne électrique: 6 h pour Curtiss, 26 h pour Liebherr
  • le bruit (important si vous vivez en petit espace): 41 db pour Curtiss, 40 db pour Liebherr
  • l'entretien (dégivrage automatique ou pas): pour les 4 modèles comparés, dégivrage automatique, mais Liebherr promet moins de givre grâce au SmartFrost. Pas sûre que ça vaille 230 €...
  • garantie: tous sont à 2 ans
  • volume de congélation par 24h: 4 kg pour Curtiss, 11 kg pour Liebherr. Bon, si on ne passe pas son temps à ouvrir/fermer son congélateur, à laisser la porte ouverte trop longtemps, et qu'on gère correctement la chaîne du froid en faisant les courses, avec une glacière, là aussi, est-ce que ça justifie 230 € de surcoût?
En conclusion, pour moi, je vais revenir à des tarifs d'achat plus modérés... Si encore j'avais la garantie que la marque haut de gamme ne pratique pas l'obsolescence programmée, et soit capable de garantir son produit au moins 7 ans, et pas seulement 2 ans OK.
Mais sans ça, la différence de prix n'est pas justifiée pour ma part
Consultez le comparatif de congélateurs Top que j'ai réalisé le 23/10/2014.

Comparaison de 4 congélateurs top